Biographie

Adrien La Marca, altiste français (1989), commence son apprentissage musical très jeune .

C’est à l’âge de 6 ans qu’il demande à ses parents de jouer du violon.

Il est issu d’une famille de musiciens: un père pianiste et chef d’orchestre, une soeur violoniste et un frère violoncelliste et pédagogue renommé, Christian-Pierre La Marca.

Après un an de violon Adrien La Marca formula le désir de faire de l’alto, attiré par la sonorité de l’instrument et par le registre plus grave.

Il a mené de front l’étude de l’alto et du piano jusqu’à l’obtention du bac à l’âge de 16 ans.

En 2010, après son master avec Jean Sulem, il intègre le 3e cycle supérieur du Conservatoire de Paris et étudie avec Tatjana Masurenko à la Hochschule de Leipzig. Il se perfectionne ensuite auprès de Tabea Zimmermann à la prestigieuse école « Hans Eisler » à Berlin.

Pour compléter sa formation musicale, Adrien reçoit aussi les conseils de Kim Kashkashian, Hatto Beyerle et Yuri Bashmet.

Révélation Soliste Instrumental aux Victoires de la Musique en 2014, il est lauréat des Concours Johannes Brahms, Lionel Tertis, William Primrose et Les Avant-Scènes à Paris (Premier Prix).

Il joue avec les orchestres de Paris, Toulouse, Leipzig, Berlin, Hong-Kong… Son premier album, English Delight (La Dolce Volta, 2016), enregistré à la Salle Philharmonique de Liège, a fait l’unanimité de la presse (Diapason d’Or, ffff de Télérama, coup de cœur FNAC et coup de cœur Radio Classique). Avec son frère Christian-Pierre, il est directeur artistique du Festival « Les Musicales de Pommiers » (Loire).

Adrien La Marca joue un alto rare de Nicola Bergonzi fait à Crémone en 1780.

 

Interview

Que pouvez-vous dire,en une phrase aux enfants et aux jeunes pour les encourager à persévérer dans leur apprentissage de la musique?

« Ne lâchez rien, vous n’en serez que plus heureux ».

Quand vous êtes découragé et voulez arrêter, allez au-delà de vos limites. Vous vous découvrirez une force mentale insoupçonnée.

Premièrement, il faut aller le plus loin possible pour ne jamais avoir de regrets car les regrets engendrent la tristesse.

Ensuite, il ne faut pas non plus trop écouter les autres mais suivre son instinct et son ressenti.

Au final, il faut surtout au plus profond de soi se poser la question: « est-ce que j’aime la musique ?»


Quels conseils pourriez-vous leur donner pour favoriser la régularité de leur pratique instrumentale?

En tout premier: la rigueur!

La pratique de l’instrument demande beaucoup d’heures de travail. Tout comme les sportifs qui s’entraînent, comme les youtubers, les blogueurs et toutes les personnes actives sur les réseaux sociaux qui passent des heures à préparer quelques minutes de diffusion.
Cela paraît simple mais derrière les apparences se cache beaucoup de travail.

Il est aussi indispensable de bien gérer son temps de travail.

Le métier de musicien est très physique, aussi bien extérieurement qu’intérieurement.
On doit avoir une vie saine, faire du sport, manger sainement, avoir un bon sommeil…

Je fais tous les matins des étirements musculaires et des échauffements.
Et cela avant même de commencer le travail de l’instrument.

La condition mentale est, elle aussi, très importante.

On doit être très équilibré, avoir confiance en soi, se conditionner pour être bien sur la scène.


Quels trucs et astuces pourriez-vous donner aux jeunes musiciens pour les aider à gérer leur stress?

Tout d’abord, pour être à l’aise, il faut avoir travaillé beaucoup pour être en confiance.

Ensuite, il faut analyser ses peurs. Elles sont différentes pour chacun: la peur d’être jugé, la peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas être à sa place, la peur de l’échec…

Le fait de les exprimer à voix haute permet de les neutraliser.
Elles deviennent hors contexte, ça devient banal.

Pour faire de la musique, il faut enlever les parasites afin que l’énergie négative devienne positive.

Lorsqu’on est en situation de stress, on sort de sa zone de confort.
Le fait de passer  au-dessus de ce stress va apporter un bien-être et une satisfaction qui par la suite sont tellement porteurs.

La motivation et l’expérience sont d’une grande aide.

Après, il faut analyser ses échecs et ne pas se dire qu’on est faible.
Tout le monde a des échecs, les surmonter c’est gagner!


Qu’est-ce qui vous permet d’être zen avant un concert, avez-vous des trucs, un grigri?

Avant oui, mais plus depuis quelques années.
Avant le concert, il faut se mettre en situation, par exemple si l’acoustique est mauvaise, le public antipathique, si l’on est fatigué…

Je n’ai pas de grigris mais je respecte quelques bonnes habitudes:

le jour du concert je fais une sieste, je mange des fruits secs et une banane pour me donner de l’énergie. Je bois de l’eau et au moins une heure avant je me conditionne pour être dans un état optimal de concentration.
J’essaie de trouver un calme intérieur et une sérénité.
Et je joue en écoutant un maximum.

Propos recueillis par Sonia Emsheimer, interview d’Adrien La Marca le 27 avril 2019

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